• Passer à la navigation principale
  • Passer au contenu principal
  • Passer à la barre latérale principale
  • Passer au pied de page

Trouvervotreavocat.com

Trouver un bon avocat pas cher

  • Demander un Avocat
  • Fiches pratiques
  • Les Avocats
  • Actualités & condamnations
  • Avocats, rejoignez notre réseau
  • Questions fréquentes

Licencié pour faute grave, il empoche 242 595 € : la lettre était mal signée

Accueil » Actualités & condamnations » Licencié pour faute grave, il empoche 242 595 € : la lettre était mal signée

  • share on facebook
  • share on twitter
  • share on linkedin
  • share by email
Arthur Takeda
Publié le 16 septembre 2026 par Arthur TAKEDA
Rédacteur juridique

salariée qui reçoit de l'argent qui tombe du ciel

Un directeur commercial d’une concession automobile de la Côte d’Azur reçoit, en juillet 2020, une lettre de licenciement pour faute grave. Six ans plus tard, son ancien employeur lui doit plus de 240 000 €. Les juges n’ont pourtant jamais tranché les reproches. Un seul détail a suffi : la lettre de licenciement portait la signature d’une personne qui ne travaillait pas pour la société. La Cour de cassation a confirmé cette solution le 1er avril 2026, et la presse s’en est emparée en septembre. Voici ce que cette affaire change pour tout salarié qui reçoit une lettre de licenciement.

Que s’est-il passé dans cette concession de la Côte d’Azur ?

Le salarié travaille dans le groupe de concessions Bymycar depuis le 20 janvier 1998, d’abord comme vendeur, puis comme chef des ventes de véhicules utilitaires. Le 1er avril 2019, il devient directeur commercial d’une autre filiale du groupe, la société FMC Bymycar Côte d’Azur. Son salaire fixe passe à 8 900 € par mois, avec, selon son contrat, le statut de cadre dirigeant.

Table des matières

  • Que s’est-il passé dans cette concession de la Côte d’Azur ?
  • Pourquoi cette signature a-t-elle tout fait basculer ?
  • La mention « pour ordre » ne protège-t-elle pas l’employeur ?
  • Combien le salarié a-t-il obtenu, et pourquoi autant ?
  • L’affaire est-elle terminée ?
  • Qui a le droit de signer une lettre de licenciement ?
  • Vous venez de recevoir une lettre de licenciement : que vérifier ?

Après le premier confinement, la direction lui reproche une équipe laissée sans réponses, des dossiers mal suivis et des clients négligés. Le 24 juin 2020, l’employeur le met à pied à titre conservatoire et le convoque à un entretien préalable. L’entretien est fixé au 3 juillet, puis reporté au 13 juillet 2020. Le salarié ne s’y présente pas : selon l’arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, il n’a reçu la seconde convocation que le 21 juillet, huit jours après la date fixée pour l’entretien.

Le 22 juillet 2020, l’employeur notifie le licenciement pour faute grave. La lettre porte une signature « pour ordre » du directeur du site, sans nom identifiable. L’entreprise expliquera plus tard que la signataire est la responsable des ressources humaines d’une autre société du groupe, la société GVA BMC, qui traite les paies de la concession.

Découvrez nos avocats experts en droit du travailDécouvrez nos avocats
Me Godet-regnier
Me Godet-regnier
★★★★★ (2)
REIMS CEDEX
Disponible
Contacter
Me Mollet-Vieville
Me Mollet-Vieville
★★★★★ (4)
Paris
Disponible
Contacter
Me Amasmir
Me Amasmir
★★★★★ (3)
Paris
Disponible
Contacter
Me KITENGE
Me KITENGE
★★★★★ (2)
BORDEAUX
Disponible
Contacter
Me DALMAS
Me DALMAS
★★★★★ (23)
Paris
Disponible
Contacter
Me GRINHOLTZ-ATTAL
Me GRINHOLTZ-ATTAL
★★★★★ (11)
Paris
Disponible
Contacter
Me CARPENTIER
Me CARPENTIER
★★★★★ (52)
LE PERREUX SUR MARNE
Disponible
Contacter
Me Mzati
Me Mzati
★★★★★ (2)
Lyon
Disponible
Contacter
Me Canone
Me Canone
75011
Disponible
Contacter
Me Farge
Me Farge
★★★★★ (31)
Paris
Disponible
Contacter

Pourquoi cette signature a-t-elle tout fait basculer ?

Le salarié saisit le conseil de prud’hommes de Nice le 28 août 2020. Il perd : le 28 octobre 2021, les conseillers rejettent toutes ses demandes. Il fait appel.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence renverse la décision le 13 juin 2024. Elle ne se prononce ni sur les fautes reprochées ni sur leur gravité. Elle s’arrête à la question du pouvoir de la signataire. Le raisonnement tient en trois étapes.

D’abord, la règle. Les articles L. 1232-3 et L. 1232-6 du code du travail organisent l’entretien préalable et la notification du licenciement. Selon la Cour de cassation, leur finalité même « interdit à l’employeur de donner mandat à une personne étrangère à l’entreprise » pour mener cette procédure. Un dirigeant peut déléguer sa signature. Il ne peut pas la confier à quelqu’un d’extérieur.

Ensuite, les faits. L’employeur prouve bien qu’il avait délégué le pouvoir de licencier au directeur du site, le 23 juin 2020. Mais ce n’est pas le directeur du site qui a signé. La signataire appartient à une autre société du groupe. Elle intervient dans le traitement des paies. En revanche, rien n’établit qu’elle gère les ressources humaines de la filiale employeur, ni que sa propre société est la maison mère ou exerce un pouvoir sur cette filiale.

Enfin, la conséquence. Faute de cette preuve, la cour d’appel considère que l’employeur « échoue à démontrer » que la signataire n’est pas une personne étrangère à la société. Or la signature de la lettre de licenciement par une personne étrangère prive le licenciement de cause réelle et sérieuse. Il ne s’agit pas d’une simple irrégularité de procédure, réparée par une indemnité limitée. Le licenciement est jugé injustifié, avec toutes les indemnités que cela entraîne.

Autrement dit, les juges n’ont pas eu besoin de déterminer si les fautes reprochées justifiaient le licenciement. L’absence de pouvoir de la signataire suffisait.

Besoin d'un avocat en droit du travail ?
Déposez votre demande 750 avocats inscrits. Obtenez gratuitement 3 devis d'avocats en moins de 5mn.

    La mention « pour ordre » ne protège-t-elle pas l’employeur ?

    C’est l’argument de la société devant la Cour de cassation. Une responsable RH qui gère la paie de la concession ne serait pas étrangère à l’entreprise. Et le pouvoir de licencier ne devrait pas se limiter aux salariés de la société mère ou aux fonctions RH de la société employeur.

    La Cour de cassation rejette ce pourvoi le 1er avril 2026 (chambre sociale, pourvoi n° 24-18.946). Traiter la paie d’une société ne donne pas le pouvoir de licencier ses salariés. Il faut soit une délégation au sein de la société employeur, soit un lien de pouvoir : une société mère ou une société qui dirige la filiale. L’appartenance au même groupe ne suffit pas.

    Cette ligne n’est pas nouvelle. La chambre sociale avait déjà écarté la signature d’un expert-comptable extérieur (Cass. soc., 26 avril 2017, n° 15-25.204) et celle du DRH d’une filiale sÅ“ur sans pouvoir de direction (Cass. soc., 20 octobre 2021, n° 20-11.485). L’arrêt du 1er avril 2026 vise une situation très courante dans les groupes de PME : un service paie ou RH mutualisé entre plusieurs sociétés sÅ“urs.

    Combien le salarié a-t-il obtenu, et pourquoi autant ?

    Le licenciement étant sans cause réelle et sérieuse, la qualification de faute grave disparaît. Le salarié retrouve tous les droits qu’elle lui avait fait perdre. La cour d’appel a condamné la société FMC Bymycar Côte d’Azur à lui verser :

    • 10 908 € de rappel de salaire pour la mise à pied conservatoire, plus 1 090 € de congés payés ;
    • 27 270 € d’indemnité compensatrice de préavis, plus 2 727 € de congés payés ;
    • 60 600 € d’indemnité légale de licenciement ;
    • 130 000 € de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
    • 10 000 € de dommages-intérêts pour licenciement brutal et vexatoire.

    Le total atteint 242 595 €. Un arrêt rectificatif du 12 septembre 2024 y ajoute 15 000 € de rémunération variable impayée pour 2019 et le premier semestre 2020, plus 1 500 € de congés payés. Soit 259 095 € au total, hors intérêts et frais de justice.

    Le poste le plus lourd, les 130 000 € de dommages-intérêts, s’explique par le barème de l’article L. 1235-3. Pour 22 ans d’ancienneté, l’indemnité est comprise entre 3 et 16,5 mois de salaire brut. La cour a retenu environ 14 mois, sur un salaire de référence de 9 090 €. Elle a tenu compte de l’âge du salarié, 50 ans, de son ancienneté et de sa situation après la rupture : il avait déménagé pour ce poste et n’avait pas retrouvé d’emploi équivalent.

    L’indemnité de licenciement, elle, aurait disparu si la faute grave avait été retenue : l’article L. 1234-9 du code du travail l’exclut dans ce cas. La cour l’a fixée à 60 600 € en appliquant les modalités de calcul de la convention collective des services de l’automobile.

    Les 10 000 € pour licenciement vexatoire sanctionnent une faute distincte. La cour a relevé une procédure menée sans entretien préalable effectif, malgré des dysfonctionnements postaux déjà connus, dans des conditions brutales pour un cadre de 22 ans d’ancienneté.

    L’affaire est-elle terminée ?

    Sur le licenciement, oui. Le pourvoi de l’employeur est rejeté. La condamnation est définitive.

    Sur le reste, non. Le salarié contestait aussi son statut de cadre dirigeant et réclamait 35 962 € d’heures supplémentaires ainsi que 54 540 € d’indemnité pour travail dissimulé. La cour d’appel l’avait débouté au motif qu’il était cadre dirigeant. La Cour de cassation casse ce point : les juges devaient vérifier si les conditions du cadre dirigeant fixées par la convention collective étaient réellement remplies. L’affaire revient devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, autrement composée, sur ces seules demandes. L’addition pourrait donc encore augmenter.

    Qui a le droit de signer une lettre de licenciement ?

    Cette décision fixe une grille de lecture simple. Peuvent signer :

    • le dirigeant de la société employeur ;
    • un salarié de cette société qui a reçu une délégation, écrite ou résultant de ses fonctions, comme un DRH ou un directeur de site ;
    • un dirigeant ou un salarié de la société mère, ou d’une société qui exerce un pouvoir de direction sur l’employeur.

    Ne peuvent pas signer : un expert-comptable, un avocat, ou le salarié d’une autre société du groupe qui n’a ni fonction RH dans la société employeur ni lien de pouvoir sur elle. La mention « pour ordre » reste valable quand le signataire a un vrai pouvoir dans l’entreprise. Mais elle ne crée pas ce pouvoir. Elle indique seulement que quelqu’un signe pour un autre.

    Vous venez de recevoir une lettre de licenciement : que vérifier ?

    Deux contrôles prennent cinq minutes et peuvent changer l’issue d’un dossier.

    La signature, d’abord. Qui a signé ? Cette personne travaille-t-elle pour votre employeur ? Une signature anonyme « pour ordre », comme dans cette affaire, mérite une question écrite à l’employeur. Sa réponse figurera ensuite au dossier.

    Le délai pour agir, ensuite. L’article L. 1471-1 du code du travail laisse douze mois à compter de la notification pour contester la rupture devant le conseil de prud’hommes. Passé ce délai, même une lettre mal signée ne permet plus de contester le licenciement.

    Un licenciement pour faute grave prive le salarié de préavis et d’indemnité de licenciement. Cette sanction exige en retour une procédure irréprochable. Pour connaître vos droits, consultez notre fiche sur le licenciement pour faute grave et le chômage, notre guide pour contester un licenciement pour faute grave et notre fiche sur la mise à pied. Côté employeur, notre fiche sur les erreurs à éviter dans un licenciement disciplinaire détaille chaque étape.

    Sources : Cass. soc., 1er avril 2026, n° 24-18.946 (Légifrance) ; CA Aix-en-Provence, 13 juin 2024, RG n° 21/16266 et arrêt rectificatif du 12 septembre 2024, RG n° 24/08168 (Judilibre) ; code du travail, articles L. 1232-3, L. 1232-6, L. 1234-9, L. 1235-3 et L. 1471-1 (Légifrance) ; Cadremploi, 6 septembre 2026 ; Europe 1, 7 septembre 2026.

A propos de l'auteur

Arthur Takeda
Arthur TAKEDA
Rédacteur juridique


Arthur aide chaque jour des justiciables à rentrer en contact avec un avocat qui pourra les aider. Son objectif est de donner à chacun facilement la possibilité d'être défendu par un professionnel du droit.

Interactions du lecteur

Donnez votre avis sur cet article

Annuler la réponse

Les commentaires sur cet article sont rédigés par les visiteurs du site Trouvervotreavocat.com et ne sont pas rédigés par des avocats. Les contenus indiqués n'engagent en aucune manière le site trouvervotreavocat.com. En déposant un message, vous vous engagez à respecter nos conditions générales d'utilisation.

Aucun commentaire publié

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Barre latérale principale

Qui sommes nous ?

Depuis 2014, nous avons aidé plus de 120000 personnes à trouver rapidement un bon avocat sur Internet.
Notre devise: Simple, rapide et gratuit.

Articles Similaires

  • Drogue au volant : le juge peut désormais condamner si l’usage est évident Drogue au volant : le juge peut désormais condamner si l’usage est évident
  • Harcelé puis licencié : son employeur condamné à 61000€ Harcelé puis licencié : son employeur condamné à 61000€
  • Mort d’un salarié : pourquoi Disney a été condamné Mort d’un salarié : pourquoi Disney a été condamné
  • Harcèlement pendant les vacances : que risque votre patron ? Harcèlement pendant les vacances : que risque votre patron ?
  • Affaire Jean Imbert : violences conjugales, témoin assisté… on vous explique Affaire Jean Imbert : violences conjugales, témoin assisté… on vous explique

Signal visuel indiquant des demandes en coursLes dernières demandes

16/09/26 05:09 - Droit du travail - Licenciement
Demande de B. D. pour un devis juridique dans le 91.
16/09/26 05:09 - Permis - Infraction routière
Demande de S. M. pour un devis juridique dans le 77.
16/09/26 05:09 - Locataire Propriétaire
Demande de Ã. M. pour une consultation dans le 13.
16/09/26 05:09 - Diffamation - Injure - Calomnie
Demande de C. C. pour un devis juridique dans le 16.
16/09/26 05:09 - Divorce - Garde d'enfants
Demande de M. L. pour un devis juridique dans le 78.
symbole de trouvervotreavocat.comBesoin d'un avocat?
Déposez votre demande
un avocat heureux qui a de nombreuses affaires Vous êtes avocat?
Rejoignez notre réseau de 750 avocats dans toute la France.
Inscription en ligne

Footer

Qui sommes nous ?
Mentions légales

Conditions Générales d’Utilisation
Comment fonctionne notre classement ?

Politique de gestion des cookies
Politique de gestion des avis

Déclaration de Confidentialité
Engagement de Service

Copyright © 2026 · Trouvervotreavocat.com, édité par la société Awatech - 91, rue du Faubourg St Honoré Paris 75008 - Siret : 84006857100024.

Gérer les cookies

Pour offrir une meilleure expérience, nous utilisons les cookies pour stocker les informations des appareils. 

Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Gérer les options
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Gérer les cookies

Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. 

Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Gérer les options
  • {title}
  • {title}
  • {title}
  • Français