Une amende pour excès de vitesse dépend du nombre de kilomètres/heure dépassés, du type de route et du type de radar. Selon le cas, vous risquez une amende entre quelques dizaines et plusieurs centaines d’euros, un retrait de points, voire une suspension ou une annulation de permis pour les grands excès. Pour ne pas aggraver la situation, il faut comprendre rapidement quel montant vous devez, quel délai vous avez pour payer et dans quels cas il vaut la peine de contester.
Table des matières
Quelle amende pour un excès de vitesse ?
La loi distingue plusieurs niveaux d’excès, avec des amendes et des retraits de points différents :
En simplifiant pour les routes limitées à 50 km/h ou plus :
- moins de 20 km/h au‑dessus : contravention de 4e classe, amende forfaitaire de 135 €, retrait d’1 point ;
- entre 20 et 30 km/h : amende de 135 €, retrait de 2 ou 3 points selon le cas ;
- entre 30 et 40 km/h : amende plus élevée, retrait de 3 points et risque de suspension de permis ;
- entre 40 et 50 km/h : amende encore plus lourde, retrait de 4 points, suspension possible ;
- au‑delà de 50 km/h : grand excès de vitesse, désormais traité comme un délit avec amende pénale, retrait d’au moins 6 points et suspension ou annulation de permis.
Les montants exacts et les retraits de points dépendent du lieu où vous commettez l’infraction (ville, route, autoroute) et du barème en vigueur dans les textes officiels.
Bon à savoir : Même un “petit” dépassement peut coûter cher : une amende de 135 € et un point en moins, ce qui n’est pas neutre si vous avez déjà perdu des points ou si vous êtes jeune conducteur.
Amende minorée, forfaitaire, majorée : quels montants et quels délais ?
Pour une contravention d’excès de vitesse, il existe généralement trois niveaux de montant :
- amende minorée : si vous payez rapidement (par exemple dans les 15 jours en cas de paiement dématérialisé) ;
- amende forfaitaire : si vous payez dans le délai “normal” (souvent 45 jours) ;
- amende majorée : si vous payez en retard ou ne payez pas du tout.
L’avis d’amende précise le montant dans chaque cas, les dates limites et les moyens de paiement. Plus vous attendez, plus le montant augmente, jusqu’à l’émission d’une amende majorée beaucoup plus élevée.
Quand vous contestez, vous changez de régime : vous devez parfois consigner le montant de l’amende, c’est‑à‑dire le verser à titre de garantie pendant que l’administration examine votre dossier. Dans certains cas, l’administration ne vous demande pas cette consignation, par exemple lorsque vous désignez un autre conducteur comme auteur de l’infraction.
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- la date de l’infraction ;
- la date d’envoi ou de remise de l’avis (mentionnée sur le document) ;
- le montant indiqué sur l’avis (il peut déjà être majoré si vous avez laissé passer les délais).
- vous n’étiez pas au volant (voiture prêtée, louée, volée ou déjà vendue) ;
- l’avis contient une erreur évidente (immatriculation, lieu, date, incohérence sur la vitesse retenue) ;
- vous estimez que le radar n’était pas correctement signalé ou que l’infraction repose sur un problème technique, ce qui est plus rare et plus technique ;
- il s’agit d’un grand excès de vitesse avec enjeu sérieux sur votre permis ou votre casier, et vous voulez une défense devant le tribunal.
- Respecter le délai : en général, vous avez 45 jours à compter de l’envoi ou de la remise de l’avis.
- Remplir le formulaire joint à l’avis (ou télécharger le formulaire en ligne) en cochant le motif de contestation :
- vous n’êtes pas l’auteur de l’infraction ;
- le véhicule a été vendu ou volé ;
- vous contestez la réalité de l’infraction.
- Joindre les justificatifs : copie de la cession, dépôt de plainte, attestations, etc.
- Envoyer la requête par courrier recommandé à l’adresse indiquée, ou via le service en ligne ANTAI si cela est proposé.
- vous recevez une amende majorée très élevée, que vous contestez ou ne comprenez pas ;
- votre permis est déjà fragile (reste de points faible, jeune conducteur) et un retrait supplémentaire peut entraîner une invalidation ;
- vous êtes convoqué devant le tribunal de police ou le tribunal correctionnel pour un grand excès de vitesse ;
- vous êtes chauffeur professionnel et une suspension ou une annulation de permis mettrait en péril votre activité.
- analyser votre avis de contravention et les pièces du dossier ;
- vérifier la régularité de la procédure (radar, signalisation, délais, notification) ;
- estimer vos chances réelles de succès en cas de contestation ;
- rédiger une requête argumentée et préparer votre défense devant le tribunal en cas de délit ou de récidive.
- Contester un PV : les points essentiels à connaître
- Perte permis de conduire : puis-je encore rouler et quels sont mes risques ?
- Quelle amende en cas de conduite sous stupéfiant ?
Comment savoir où en est votre amende d’excès de vitesse ?
Regardez plusieurs éléments pour savoir si votre amende est encore minorée, déjà forfaitaire ou déjà majorée :
Vous pouvez aussi consulter votre dossier en ligne sur le site ANTAI, grâce aux références mentionnées sur l’avis. Cela permet de vérifier le statut de l’amende, les montants à jour et les options de paiement ou de contestation disponibles.
Peut‑on contester une amende pour excès de vitesse ?
Oui, on peut contester une amende d’excès de vitesse, mais pas dans n’importe quel cas ni n’importe comment. La contestation a du sens surtout lorsque :
Contester signifie que vous demandez à l’Officier du ministère public ou au juge de revoir la situation. Cela peut aboutir à une relaxe, à une requalification ou, au contraire, à une confirmation de l’amende, voire à des conséquences plus lourdes en cas de délit.
Bon à savoir : Ne pas payer et ne pas contester n’est jamais une bonne idée : vous risquez une amende majorée encore plus élevée, des poursuites et des frais supplémentaires.
Comment contester une amende d’excès de vitesse (requête en exonération) ?
Pour contester une amende d’excès de vitesse, on utilise la requête en exonération.
Les grandes étapes sont :
Dans certains cas, vous devez consigner le montant de l’amende forfaitaire. L’administration vous rend cette somme ou l’impute différemment lorsqu’elle accepte votre contestation ; lorsqu’elle la rejette, elle transforme cette consignation en amende.
Une contestation mal préparée peut conduire à une amende majorée ou à un rejet sec, surtout si les arguments sont vagues ou contradictoires. D’où l’intérêt d’un avis professionnel quand les enjeux sont importants.
Amende majorée, retrait de points, suspension : quand faire appel à un avocat ?
Certaines situations justifient clairement de consulter un avocat en droit routier ou en droit pénal routier :
Un avocat peut :
Pour aller plus loin
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